(l) MOI EARL (l)

 (l) MOI EARL (l)
Earl, escroc à la petite semaine vivant de divers délits allant du vol à l'étalage au vol de voiture d'une unijamibste, gagne miraculeusement au loto.Aprés un grave accident cloué à l'hôpital et voyant une émission à propos du Karma, il décide devenir un homme meilleur et va se servir de l'argent si peu durement gagnée pour se racheter.^^

Il élabore ainsi une liste de toutes les mauvaises actions qu'il a pu comettre pour enfin se retrouver dans les bonnes grâces du karma. La tâche se révéle pour le moins ardue car certains actes de cette liste sont particuliérement immoraux, et ses pauvres victimes ne l'ont pas toutes oublié.^^

Alors ce cher Earl Hickey va-t-il passer du stade de looser à celui de Winner? Une question dont vous allez connaître la réponse en regardant cette série hilarante.^^

# Posté le jeudi 28 août 2008 10:32

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 04:29

^^^^^^^^EARL LE LOOSER^^^^^^^^

^^^^^^^^EARL LE LOOSER^^^^^^^^
My name is Earl donc, ou la quête surréaliste et hilarante de rédemption par un loser magnifique. Quand il ne détrousse pas une unijambiste, Earl - magistralement interprété par l'ancien skater Jason Lee - noie l'inutilité de sa vie dans des océans de Budweiser chez son pote Crabman qui finira par se barrer avec sa femme. Car Earl s'est marié un soir de cuite et s'est réveillé le lendemain avec la gueule de bois et une femme enceinte de six mois.^^
Deux événements vont pourtant bouleverser en quelques secondes la vie de ce white trash bien parti pour succomber d'une cyrrhose dans son mobil-home. D'abord il gagne à un jeu de grattage et immédiatement après il se fait renverser par une bagnole. A l'hopital où il se réveille, Earl mate le talk show de Carson Daily et y découvre le karma. « Si tu fais des trucs bien, il ne t'arrive que des trucs biens ».^^
Fort de cet adage performatif, Earl décide de réparer tout le mal qu'il a fait aux autres. La liste de ses méfaits est assez longue pour nourrir tranquillement une dizaine d'épisodes : aider un acien souffre-douleur du collège à assumer son homosexualité, avouer à un psychopathe qu'il est parti en taule pour un crime que lui avait commis etc..^^

Humour potache et répliques brillantes

Earl est accompagné dans son odyssée urbain par son gros frère Randy - le génial Ethan Supple - et la femme de ménage d'un motel voisin. La grosse idée de cette sitcom c'est de confronter un inadapté notoire aux codes d'une société qu'il a retranchée derrière un mur de canettes vides.^^
Quand il est en passe de perdre tout son argent -habilement entreposé sur le siège passager de sa poubelle - Earl sait qu'il devra trouver un boulot et que sa quête deviendra impossible; comme si travailler était incompatible avec la volonté d'être meilleur, de prendre soin des autres. Mais inutile de trop pousser la réflexion politique qui se perdrait fatalement dans un rot retentissant.^^
Car dans la pure lignée des fictions white trash, My name is earl combine l' humour de mauvais goût et les répliques brillantes, l'étroitesse esprit - à l'occasion une homophobie complètement loufoque - et une intelligence lapidaire qui rappelle le Kevin Smith de Clerks.^^
Sous-tendu par le désir du dépassement de soi, My Name is Earl offre en outre à la canonissime Jaime Lee - qui se fourvoya dans la moitié des Teenage movies de la fin des années 1990 - un rôle rédempteur de harpie psychotique dans lequel elle épate. Une nouvelle leçon du karma télévisuel : Tourne dans de bonnes série et tu seras une bonne actrice.^^

# Posté le mardi 29 juillet 2008 11:33

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 11:14